L’éco certification

Qu’est ce que l’éco certification ?

La certification de la gestion durable des forêts. L’ éco certification concerne d’une part la gestion des forêts proprement dite, et d’autre part, les produits issus de ces forêts avec la mise en place d’un processus de traçabilité ou chaîne de contrôle de l’origine des bois.
Il existe 5 systèmes de certification dans le monde et la France à choisi le système de certification nommé PEFC, mieux adapté à la petite propriété forestière. D’autres certifications européennes tout aussi fiables sont en place sur les différents territoires et deviennent de plus en plus exigeantes pour le bien de la planète et de ses habitants.

Ce qui nous paraît essentiel

Il est surtout important de souligner que chaque arbre abattu est remplacé par une jeune pousse de manière à préserver au mieux cette ressource naturelle.
Nous prélevons sur des zones d’Europe ou la densité est très forte (jusqu’ à 60% du territoire est couvert de forêts  ). Une manière plus rationnelle d’exploiter les ressources naturelles des pays européen et également de venir en aide aux pays émergeants en leur permettant de tirer parti d’un savoir faire ancestral et parfaitement maîtrisé.

Quelques dates repères

  • 1992 : Sommet de la Terre à Rio, définition de la gestion durable des forêts.
  • 1993 : Conférence ministérielle européenne d’Helsinki, adaptation des principes de Rio à la gestion des forêts en Europe et déclinaison en 6 critères de gestion durable.
  • 1998 : Conférence ministérielle européenne de Lisbonne, adoption des recommandations paneuropéennes de gestion durable des forêts.
  • 1999 : La France, la Finlande, la Norvège, la Suède, L’Allemagne et l’Autriche créent le système de certification PEFC, basé sur les 6 critères d’Helsinki
  • 2000 : Adoption du système français de certification, création de l’AFCF1, devenue depuis PEFC2 France.

Les 6 critères d’Helsinki

  • Conservation et amélioration appropriée des ressources forestières et de leur contribution aux cycles globaux du carbone.
  • Maintien de la santé et de la vitalité des écosystèmes forestiers.
  • Maintien et encouragement des fonctions de production des forêts
  • Maintien, conservation et amélioration appropriée de la diversité biologique dans les écosystèmes forestiers.
  • Maintien et amélioration appropriée des fonctions de protection par la gestion des forêts (particulièrement sols et eaux).
  • Maintien des autres fonctions socio-économiques.

Le sommet de Copenhague en décembre 2009 a ratifié certaines décisions mais insuffisamment ! Les pays les plus pollueurs n’ont que faire de mettre à mal leurs voisins ! C’est donc à nous citoyens responsables de penser aux enfants que nous avons engendré et à la planète que l’on souhaite leur laisser !

Une exigence de l’Etat

La circulaire du premier ministre français en date du 5 avril 2005, portant sur les moyens à mettre en oeuvre dans les marchés publics de bois et produits dérivés pour promouvoir la gestion durable des forêts, marque clairement l’engagement de la France en faveur de la certification de la gestion durable des forêts à travers la politique d’achat public de bois et de produits bois.
Cette circulaire vient en application du plan d’action en faveur de la préservation des forêts annoncé le 7 avril 2004 ; elle poursuit le double objectif de préservation des forêts tropicales et de gestion et valorisation durable de tous les types de forêts. Pour cela, elle fixe un objectif de 50 % de produits certifiés dans les achats publics de bois en 2007 ; cet objectif est porté à 100 % en 2010.
Lors de sa communication sur la forêt en conseil des ministres, le 27 avril 2005, le ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, a insisté sur l’intérêt de l’éco certification pour promouvoir la gestion durable des forêts : la mise en place de système de certification présente l’avantage de développer des démarches « qualité » et d’intensifier le dialogue entre les acteurs forestiers, les industriels du bois et les autres parties intéressées, dont les usagers et les associations de protection de l’environnement.

Nous allons assister, malgré un retard certain dans ce domaine, à un phénoméne d’accélération par la prise de conscience collective. De là vont découler des progrés certains en matiére de qualité de la construction et de l’environnement en général.